Dans un soucis d’interprétation du corps, tel qu’il existe dans notre monde actuel et
qui amorce une déshumanisation progressive, Anamorphes place le corps en élément fondamental de ses créations et de ses pistes de recherche.

Une étude des corps est engagée en lien avec leur environnement,
leur terrain de recherche que constitue l’image du corps en lui même et
de l’être humain dans nos sociétés.

Cette démarche, initiée par Charlotte Kirschner qui arpenta le monde du modèle vivant,
et aussi des thérapies alternatives et ancestrales,
relève directement de la confrontation des corps qui racontent tous une histoire.

Cette démarche prend vie dans le cadre d’une conception scénographique où se mêlent imagerie de la science fiction et arts picturaux surréaliste, expressionniste, impressionniste.

La réflexion d’Anamorphes porte comme ascendance, les corps et les esprits
en souffrance, dont leur noirceur révèle la poésie du beau jaillissant
de l’expression des émotions à l’état pur.

Le corps social qui étouffe progressivement le corps spirituel et animal,
se voit prisonnier d’un système où la technologie et
la modernité en quête permanente d’immortalité,
dépasse l’entendement et le bon fonctionnement des lois naturelles.

A travers ce constat, les créations de la compagnie s’expriment et
donnent la parole au corps naturel et organique.
 
Corps extrait de son contexte sociétal et temporel,où la mystique et
la fantaisie illustrent son univers artistique.